Benoît Faivre (1798-1869)
Du saint-simonisme à la société de Saint-Vincent de Paul
Un académicien engagé
Par M. Pierre Brasme, président honoraire de l’Académie nationale de Metz, jeudi 6 mars à 18h00 Hôtel de ville de Metz.
Né à Besançon, venu à Metz avec ses parents en 1804, Benoît Faivre y fut avec le peintre Laurent Charles Maréchal, en 1830-1831, le principal animateur du saint-simonisme, l’une des formes du socialisme dit « utopique ». Peintre certes modeste et moins connu que son frère Émile Faivre, homme de lettres auteur d’un roman historique sur la fin de la république messine, brillant conférencier, membre éminent de l’Académie de Metz (dont il est le président en 1836-1837), il fut pendant plus de vingt ans président de la Société de Saint-Vincent de Paul de Metz puis de la Moselle. Libéral éclairé, chrétien engagé, il est convaincu que culture, science et religion doivent servir au bien-être matériel de l’humanité et notamment de la classe pauvre. Une humanité pour laquelle Benoît Faivre rêve de fraternité et de paix universelle dans un monde de progrès et de tolérance.
BRASME (Pierre), Benoît Faivre (1798-1869). La passion de l’humanité, Metz, Editions Serpenoise, 2005, 189 pages. Cote Bibliothèque Académie : B 09219


